Êtes-vous prêtes pour la Fashion Revolution ?

A seulement quelques jours de la Fashion Revolution Week qui se tiendra du 24 au 30 avril 2017 dans 92 pays, Modelya revient sur un collectif qui lui tient tout particulièrement à cœur, la Fashion Revolution fondée par la créatrice Carry Somers. La genèse de ce mouvement est la journée funeste du 24 avril 2013 au Bangladesh avec l’effondrement des ateliers de confection textile qui a fait des milliers de morts. C’est pour sensibiliser le consommateur, lui montrer qu’une autre mode est possible, plus respectueuse de l’homme et de l’environnement que ce collectif a vu le jour. C’est à nous autres consommateurs responsables de demander plus de transparence à ces grandes marques et la Fashion Revolution Week nous en donne la possibilité. Comment ? lisez la suite…

Fashion Revolution Week : pour une mode engagée

Voilà déjà quatre années qui se sont écoulées depuis cette journée dramatique du Rana Plaza, de ses 1 133 morts et plus de 2 500 blessés. Avec un phénomène aujourd’hui devenu mondial, la Fashion Revolution Week s’impose comme étant la mobilisation actuelle incontournable de la mode responsable. Le but, sensibiliser le consommateur en premier lieu mais aussi toute la chaîne de production et cela depuis la fabrication des matières premières. Ce qui est simplement demandé à ces grandes marques d’une mode quelque peu diaphane, est un peu plus d’éclairage sur le processus de fabrication de nos vêtements. Le collectif met ainsi en exergue les failles d’un système et un grand coup de projecteur sur des coulisses d’une mode pas toujours très glamour.

Une semaine d’actions pour réfléchir ensemble

Étiquette vêtement

Durant la Fashion Revolution Week le consommateur à la parole et par conséquent le pouvoir d’interroger leur(s) marque(s) préférée(s) grâce aux réseaux sociaux. Comment ? Tout simplement en se photographiant avec un fringue de leur choix en montrant distinctement l’étiquette et en mettant le hastag #WhoMadeMyClothes

La semaine du 24 au 30 avril 2017 est aussi l’occasion dans le quotidien de mener des actions dans son quartier, son école, son village etc… D’engager des débats qui mèneront à des réflexions, d’amener l’autre et soi vers une consommation plus slow, à repenser tout simplement sa façon de consommer. De nombreux rendez-vous sont proposés par le collectif avec de belles rencontres, des activités créatives pour petits et grands, la découvertes d’ateliers de créateurs etc…

Des consommateurs avisés et responsables

Nous avons en tant que consommateur un pouvoir immense et souvent insoupçonné qui réside tout simplement dans deux mots le « non-achat ». Cette nouvelle prise de conscience encore un peu frileuse commence tout de même à faire des émules et par conséquent troubler quelque peu le sommeil de certaines multinationales. Partout naissent des initiatives de consommateurs, des collectifs se créent, des voix s’élèvent contre le gaspillage, le recyclage prend de plus en plus d’essor quel que soit le domaine. Le spectre d’un boycott éventuel effraie sans parler de tous ces néo-concepts qui ont le vent en poupe. Pour y faire face les stratégies marketing redoublent de créativité avec des e-campagnes bien plus offensives où l’humour, la green attitude voire l’auto-dérision sont devenues des arguments de chocs. Posséder n’est plus aujourd’hui le moteur principal de l’achat tous les experts marketing s’accordent à le dire.

Le consommateur digital a la parole et exerce son pouvoir sur tous les outils mis à sa disposition. Il cherche l’interactivité avec les marques, veut des réponses, l’ère de la digitalisation change totalement les règles du jeu. Le système tel que nous le connaissions s’effondre, il est devenu obsolète. C’est en quelque sorte les dérives d’un système, cette vision du court terme, les délocalisations massives et les plans sociaux qui asphyxient le consommateur dans sa fonction même de consommer.

Alors si vous souhaitez mener une action ou tout simplement en savoir plus sur la Fashion Revolution : fashionrevolution.org/country/france/

Bien à vous,