Il me reste encore des mots que le passé n’a pas avalés

Des mots qui se reflètent

Dans la mémoire liquide

Immobile et inerte.

Des mots qui s’éparpillent,

Immatériels

Des mots qui se dissolvent

Dans la rêverie substantielle.

Impalpables et irréels

Ces mots s’endorment

Dans les profondeurs primitives

Des eaux silencieuses et matricielles.

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Elia Lutz