Je l’entends se répandre, tremblant et sauvage

A la lisière de mes nuits.

Écho à fleur d’eau,

Il est le miroir de mon âme

Un souffle gracile qui,

Dans les profondeurs subtiles

S’abandonne prudemment au silence retentissant.

Je l’entends se propager, haletant et crépusculaire

A mes frontières abandonnées.

Écho à fleur de terre,

Il est l’essence de ma chair

La voûte éthérée qui,

Dans mes préludes frémissants

Éclot doucereusement.

Oraison vespérale à l’agitation sourde

Condamnée à se répéter,

Inlassablement.

 

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Elia Lutz