Je ne savais pas que vous existez

Et pourtant il m’est arrivée

D’apercevoir dans quelques miroirs

Votre reflet.

De votre passé nul souvenir nul sentiment

Comme si

Ce que vous avez été

Se meurt inlassablement à ma pensée

Comme si

Hier n’a plus de valeur où seulement l’instant demeure.

Je ne savais pas que vous existez

Et pourtant il m’est arrivée

De sentir tel un volage soupir

Votre odeur.

De votre absence nulle peine nulle joie

Comme si

Ce que vous émanez

Se dissout inexorablement à mon intimité.

Comme si

D’une indéfinissable souvenance subsiste quelques résurgences.

Je ne savais pas que vous existez

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Elia Lutz