Le silence fait rage et m’écrase.

Pesant et assourdissant de sa voix close

Il laisse échapper des effluves qui m’embrasent.

Comment fuir ces tumultes intérieurs

Qui me brisent en sourdine l’âme et le cœur ?

Écouter malgré soi ce qui ne peut se fait entendre

Accueillir sans réduire au néant

Ces murmures flagrants et incandescents.

D’or et pourtant

Il n’est point de richesse ou de privilège

Plus signifiant que d’écouter afin d’entendre

Ce flot au préalable muré qui se désagrège.

Délivrer enfin ce que j’ai enfermé par peur de comprendre

Qu’à ton absence ne survivra qu’un long silence.

 

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Elia Lutz