Tendre vers l’inachevé

Comme si la vie, éternelle ébauche, nous poussait inlassablement à tout recommencer.

Éclore constamment à chaque aurore sans que rien vraiment n’aboutisse.

Et pourtant se profile dès le premier instant un rendez-vous que rien ni personne ne peut absoudre.

Le glas de l’agitatrice,

Qui dans sa plus pure plénitude,

Dans la quintessence même de la finitude cherche à tout dissoudre.

Une assignation,

Celle qui place le simple mortel devant ce juge tant redouté et immatériel.

Un futur qui est déjà un passé dans une vie où l’abdication est un concept bien futile.

Où l’ombre de la faucille masque un avenir radieux si la pensée vacille.

Une injonction que rien ne justifie et pourtant, une nécessité arbitraire de la vie.

La loi du divin,

La loi du vivant

Car nul ne peut vivre ici bas

Éternellement.

 

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Elia Lutz